Pourquoi les flamants roses sont-ils roses ? | Le Saviez-vous

Le saviez-vous ? Les flamants roses ne naissent pas roses. Leur célèbre couleur vient surtout de ce qu’ils mangent.

À la naissance, un flamant est plutôt gris ou blanchâtre. Avec le temps, ses plumes prennent des teintes rose pâle, saumon, orange ou parfois rougeâtre. Le secret se trouve dans son alimentation : des algues, des larves, de petits crustacés et notamment des artémies, riches en pigments naturels appelés caroténoïdes. Ce sont des cousins des pigments qui donnent leur couleur aux carottes, aux tomates ou aux crevettes.

Quand le flamant digère ces aliments, son corps transforme et stocke ces pigments dans les graisses, puis les dépose progressivement dans les plumes, la peau et même les pattes. Résultat : plus son alimentation est riche en caroténoïdes, plus sa couleur peut devenir vive. C’est pour cela que tous les flamants n’ont pas exactement la même nuance. Selon l’espèce, la région, la saison et la nourriture disponible, ils peuvent être très roses, orangés… ou beaucoup plus pâles.

Autre détail étonnant : le flamant mange souvent la tête à l’envers. Son bec n’est pas “bizarre” par hasard : il est adapté au filtrage. En remuant l’eau et la vase, l’oiseau aspire un mélange rempli de minuscules organismes. Des sortes de petites lamelles dans son bec retiennent la nourriture pendant que l’eau ressort. Son bec fonctionne un peu comme une passoire vivante, très efficace pour récupérer de toutes petites proies.

Et ce n’est pas tout. Les parents flamants nourrissent leurs petits avec un liquide nutritif appelé “lait de jabot”, produit dans une partie de leur gorge. Les deux parents peuvent en fabriquer. Ce n’est pas du lait comme chez les mammifères, mais il est riche en gras et en protéines, exactement ce qu’il faut pour aider le poussin à grandir avant qu’il puisse se nourrir seul.

Finalement, le flamant rose porte presque son menu sur lui. Sa couleur n’est pas seulement décorative : elle raconte son alimentation, son habitat et une partie de sa biologie. Comme quoi, chez lui, l’expression “on est ce qu’on mange” est presque littérale.

Sources

CG

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